Joie d’être allée à Lourdes

Sr Marie-Madeleine Fumoleau nous partage sa participation au pèlerinage diocésain à Lourdes du 24 au 28 avril 2023.

Ce pèlerinage dont le thème était : « Allez dire aux prêtres que l’on bâtisse ici une chapelle… » fut émaillé de différents temps forts et de riches célébrations.

Un premier temps fort pour moi  : Le mercredi, temps d’enrichissement pour notre vie spirituelle et humaine.

La procession du Saint Sacrement est partie de la grotte pour se terminer sur l’esplanade du Rosaire. Nous étions déjà arrivés sur place nous, les malades, les handicapés, les gens en EHPAD, sur des alignements comme savent faire les hospitaliers.

Ensuite est venue une foule de personnes de tous âges, des visages noirs, blancs, métis et autres… du Liban, de Vendée, de Cahors, de Rennes, de Pontoise ainsi que des orthodoxes des pays de L’Est et 9000 jeunes venant de tout Paris.

L’Église présente adorait Jésus dans son humanité et divinité, notre Dieu.

Pour moi, dans un fauteuil comme tout malade et handicapé, acceptant d’être roulée, j’adore, je murmure ma foi, mon amour, et même mes demandes à Dieu.



Le deuxième grand moment fut l’onction des malades.

A notre arrivée à l’église Sainte Bernadette, des jeunes sont là pour nous accueillir en chantant.

Nous sommes 100 vendéens à recevoir ce sacrement sur 600 adultes et 300 jeunes présents.

Au cours de l’eucharistie, après l’homélie, notre évêque, le Père François Jacolin, nous adresse les demandes de foi et chacun répond en professant sa foi en Dieu.

Le Père bénit le Saint Chrême, l’église est remplie d’un grand silence. Tous les baptisés qui ont été préparés à recevoir ce sacrement attendent, parfois avec quelques larmes… et avec toute la communauté rassemblée autour de nous.


Nous recevons un cierge allumé symbole du Christ lumière. L’évêque, les prêtres, s’avancent vers nous et déposent l’huile des malades sur nos fronts et sur nos mains tendues si nous le pouvons. Nous sommes émus, on voit autour de nous des larmes couler, on entend des soupirs… Je vois à côté de moi un homme qui pleure et je sens sur mes joues de l’humidité qui me gagne. Chacun, chacune a une marraine qui a la main posée sur notre épaule et qui normalement s’engage avec nous. Puis des jeunes du diocèse viennent donner une fleur à chacun et chacune.

Pour moi, ce sacrement se prolonge tous les jours pour vivre ma foi, la lumière, le réconfort, le courage, cela en communauté, en Église, car nous ne sommes pas seules.



Je ne vous le raconte pas mais il y a eu aussi la messe de clôture festive, l’enthousiasme, les jeunes, les chants, l’allégresse d’un peuple…

Sr Marie-Madeleine Fumoleau

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