Imprégnée de la spiritualité de l’incarnation qu’elle approfondit avec Louis-Marie Baudouin, celle qui deviendra Mère Saint- Benoît, décide de ne pas retourner à sa vie de sœur cloîtrée mais de suivre le Bon Père à Chavagnes-en-Paillers et d’y fonder un nouvel institut religieux ouvert sur le monde. Seigneur, pour combattre la pauvreté, l’injustice, la maladie, les violences de tous ordres, donne-nous l’audace de quitter nos lieux de vie connus pour créer de nouveaux espaces de charité.
« Lisez souvent le Saint-Evangile, c’est ma ressource et ma force en toute chose . », explique la fondatrice des Ursulines de Jésus en 1816. A cette époque, il est difficile d’avoir accès à une bible. Alors Louis-Marie Baudouin commente la parole et Mère Saint-Benoît aidée de quelques sœurs recopient les commentaires pour que le reste de la congrégation puisse s’en nourrir. Seigneur, que ta Parole de Vie soit pain quotidien pour nos routes au milieu du monde.
A la maison-mère qu’elle dirige avec un esprit déterminé et une joie communicative, Mère Saint-Benoît a le don de se faire aimer et sa gaité fait le bonheur des sœurs. Elle conseille : « Servez-vous des armes de la douceur et tâchez de vaincre par la patience. » (10 novembre 1822) Seigneur, durant cette nouvelle année, rends-nous accueillants, généreux et patients même dans les jours de fatigue et d’épreuves.
Mère Saint-Benoît écrit à une de ses sœurs : « On se plaît partout quand on ne cherche que Dieu et sa gloire ! Non seulement dans la prière et l’oraison mais surtout dans la pratique. Agissez, agissez, dit le Bon Père dans sa lettre d’étrennes, et moi, je dis : méditons bien cette lettre en la pratiquant. » (8 février 1802) Ces mots couchés sur le papier il y a plus de 200 ans, peuvent encore résonner aujourd’hui pour nous. Seigneur, apprends-nous à agir pour le règne de ton Amour Inconditionnel.
Béatrice Cesbron (Groupe Recherche)
Le bon Père : terme qui désigne Louis-Marie Baudouin


