La famille de l'Incarnation

La famille de l'Incarnation

menu

Accueil > Actualités > Nouvelles de la Famille > Va je t’envoie - Interview à l’occasion de la semaine missionnaire

Va je t’envoie - Interview à l’occasion de la semaine missionnaire

Mado sur les ondes de RCF

Les auditeurs de RCF, Radio Chrétienne francophone, ont pu entendre chaque jour le témoignage d’une missionnaire. Ce 13 octobre 2015, c’était Mado, ursuline camerounaise à Poitiers cette année.

Ce qui nous anime

Je suis Madeleine NGOMBONO, Camerounaise. J’appartiens à la Congrégation des Sœurs Ursulines de Jésus. Congrégation fondée en 1802 en Vendée par Louis-Marie Baudouin, prêtre Vendéen. Notre charisme est le mystère de l’Incarnation, mystère de Dieu fait homme, mystère d’amour de Dieu pour l’humanité…Ce qui nous anime, c’est d’essayer de voir Dieu en tout être humain. Car depuis que Dieu s’est fait homme tout visage humain est devenu le lieu de sa rencontre. A la suite de Dieu fait homme , nous incarnons ce charisme dans l’éducation, les soins aux malades, aux personnes âgées, l’accompagnement des groupes de jeunes, d’adultes en paroisses et dans les diocèses, la promotion de la femme, de la jeune fille, la promotion des droits humains…

En mission hors de mon pays

Je suis à la fin de mon séjour à Poitiers où je viens de passer une très bonne année d’expérience missionnaire en France. Ma mission ici a été de m’insérer dans le peuple français pour vivre la rencontre de l’autre, qui n’est pas moi. Je l’ai vécu d’abord dans ma communauté religieuse et à travers les activités dans la paroisse Saint Jacques des Hauts de Poitiers, où j’étais une présence auprès des jeunes de l’aumônerie, et dans les groupes de partage de la Parole Dieu. Je garde un très bon souvenir de mon séjour à l’espace mission à Lourdes. J’ai eu la chance de participer à des sessions à Paris et à Rome rassemblant des jeunes consacrés,

Dans ma mission cette année j’ai pu découvrir les richesses de la différence en m’ouvrant avec respect à la nouvelle culture dans laquelle j’ai vécu. J’en ai beaucoup appris à travers les diverses rencontres que j’ai faites… Je suis très heureuse d’avoir été une présence pour les autres.

Oui, Dieu s’incarne dans chaque culture, chaque peuple est unique. C’est avec beaucoup de respect, d’ouverture et confiance que j’ai vécu toutes ces rencontres et j’en sors très enrichie. J’ai expérimenté la fraternité universelle à laquelle l’Evangile nous invite. Nous sommes tous ensemble un peuple en marche et c’est notre diversité qui fait la beauté de l’Eglise.

Envoyée à Mokong pour y être signe d’espérance

A présent, je me prépare à repartir en mission au Cameroun dans la Paroisse de Mokong dans le diocèse de Maroua–Mokolo.J’y vais d’abord pour être avec le peuple, solidaire de ce peuple qui souffre des angoisses causées par le terrorisme de Boko Haram, être en communion avec eux, être signe d’espérance au milieu d’eux.
Mes Responsables m’envoient en mission auprès des enfants et des jeunes comme éducatrice. Je vais accompagner deux écoles : primaire et maternelle... Je voudrais faire de ces lieux des familles éducatives. Que chaque acteur de ces deux écoles se sente frère et sœur dans un esprit d’ouverture, de dialogue, d’écoute, de respect mutuel, de patience, de tolérance…. Je voudrais prôner cette ambiance fraternelle non seulement pour une harmonie, un meilleur rendement scolaire, mais aussi pour que nos écoles continuent à être des signes d’espérance pour notre société camerounaise, et pour la société universelle... Car à partir de l’école nous pouvons former de bons citoyens universels qui œuvreront activement et positivement dans leur société future.

Ma joie consiste à rendre heureux les autres dans les actes les plus banals du quotidien et aussi à apprendre d’eux, de leur expérience. En éducation, j’ai toujours éprouvé la joie de faire et de voir grandir la vie humaine et spirituelle des enfants et des jeunes. C’est très beau !

Sr Madeleine NGOMBONO