Me voici de retour de la Rencontre Européenne de Taizé à Bruxelles. C’est la troisième fois que j’y participe et c’est toujours la même profondeur, l’attente de quelque chose d’autre, d’un ‘plus’ à la vie ordinaire. Notre société de consommation et de surplus est malade, et les mots du Cardinal Daneels, archevêque de Bruxelles et Malines nous sont allés droit au cœur.

« Nous sommes plus de six milliards sur cette planète et Dieu nous demande d’y vivre ensemble. Nous n’y arrivons pas. Mais ce soir, Dieu nous regarde et Il se réjouit. Oui, Dieu se réjouit de voir cette parabole vivante d’une humanité nouvelle que nous sommes. Quarante mille jeunes réunis dans la prière, le silence et la paix. Oui Dieu a le sourire ce soir.
Mais en ces temps difficiles, il nous faut surtout l’espérance. L’espérance n’est pas le fruit d’un optimisme naturel. Non, il y a trop de désespoir en ce monde pour que nous puissions nous contenter d’un simple caractère heureux ou d’une bonne humeur naturelle. Il nous faut une espérance divine, fondée sur des promesses dont Dieu se porte garant.
L’espérance est le muscle cardiaque de notre âme. Elle ne connaît pas d’infarctus. Seigneur donne-nous l’espérance : donne-nous Jésus. »
L’accueil des paroisses a été chaleureux et les rencontres interculturelles riches d’échanges et de découvertes sur les expressions de foi différentes mais unifiantes dans la recherche de l’amour du Seigneur. »
Je suis toujours étonnée par la demande des jeunes rencontrés qui ont tant besoin de paroles d’espérance et aussi de témoignages de vie et d’expérience d’aînés dans la foi. »
Des communautés de prière et de convivialité sont à construire pour redire cet AMOUR qui nous attend dans le quotidien de nos jours, dans la rencontre des pauvres et la simplicité des vies rencontrées. »

Le Pèlerinage de Confiance sur la Terre, désiré par frère Roger et vécu chaque année depuis 31 ans, fait pousser une forêt de paix, de joie et de fraternité. Malheureusement ils sont cachés par le bruit des armes et des intérêts économiques qui ne font que servir l’argent oubliant les hommes, les femmes et les enfants de notre temps qui ont soif d’un autre bonheur que celui du matérialisme.. »
Sr Catherine Grasswill