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Troisième période de l’histoire FMI

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Au tournant du XXème siècle : persécution et exode.

1897 : Angleterre.


A Shaftesbury Belmont House

A Ste Lucie comme en Dominique, on parle le créole et l’anglais. Le P. Tapon, vicaire général de Castries désirait fonder un établissement en Angleterre, pour permettre aux jeunes missionnaires destinés aux Antilles d’apprendre l’anglais.
En septembre 1897, le Cal Vaughan, archevêque de Westminster offre un poste de Chapelain pour un couvent de Sœurs anglaises à Braintree-Bocking (Essex).
En 1899, les FMI acquiérent la propriété de Belmont House à Shaftesbury (Dorset).
En 1903, lorsque les FMI furent expulsés de France, Belmont House devint maison du noviciat et de scolasticat puis Maison général de la Congrégation.
Le P. Ernest Jeanneau fut le dernier FMI à quitter Shaftesbury en 1999.

Allez voir centenaire à Shaftesbury (Angleterre)-

1902 : Canada. Saskatchewan – Québec.


A Cartier un juvénat

A partir de 1901, pour faire face aux menaces d’expulsion et d’exil de la part du gouvernement français, le Conseil général des Pères FMI avait entrepris des démarches pour des fondations hors de France. L’aboutissement de ces recherches fut la fondation des missions canadiennes à St Hubert et Cartier dans la Saskatchewan et le Manitoba(deux provinces au centre du Canada). A Cartier les Pères commencèrent un juvénat dès juillet 1904 mais les bâtiments furent ravagés par le feu au cours d’un hiver rigoureux, en novembre 1906.
Le P. Joseph Bordet fut le dernier FMI à quitter définitivement le Saskatchewan en 1983. Mais, en 1954, pour répondre à l’invitation de Mgr Coderre, évêque de St Jean de Longueuil, il était venu au Québec établir une fondation FMI à La Flèche, dans la banlieue sud de Montréal.
http://incarnationweb.org/spip.php?...

1903 : Venezuela, le collège français de Caracas.


Colegio Francia

Les familles françaises qui résidaient à Caracas, et bien d’autres familles, désiraient vivement pour leurs enfants les éducateurs que le sectarisme expulsait de France.
L’Alliance Française, avec l’appui de l’ambassadeur de France Mr Viener, entreprit des démarches auprès de son ministère de Paris, demandant explicitement que cette œuvre soit confiée à une congrégation religieuse.
On fit appel aux Fils de Marie Immaculée.
Le Père Dugast, missionnaire à Ste-Lucie (Antilles Anglophones) fut chargé de faire les premiers contacts. Il arriva à Caracas à la mi-Mars 1903.
En Mai 1903, le Supérieur Général fut informé officiellement que la Congrégation avait été dissoute…
Le Collège français de Caracas commençait ses cours le 18 Juin 1903 avec 19 élèves.
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1909 Terloo (Belgique)


le juvénat de Terloo en Belgique

Lla loi de 1901 en France interdisant d’enseignement tous les religieux appartenant à une Congrégation non autorisée, les novices et scholastiques FMI durent quitter la France et rejoignirent la maison de Belmont en Angleterre. On essaya aussi d’y accueillir les plus jeunes pour former un juvénat mais la Congrégation s’orienta assez vite vers un endroit plus proche en Belgique, non loin d’un carmel où un Père FMI, le P. Ailleaume était aumônier. Le juvénat de Terloo fut ouvert en 1909 mais dût fermer ses portes en 1914 à la suite de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande.

1914 Meslay (Vendée)


Meslay...aujourd’hui

En raison de l’invasion de la Belgique par l’armée allemande au début de la guerre 14-18, les élèves du juvénat durent quitter Terloo et suivre la foule des réfugiés vers la France. Mais où aller ?
La maison de Meslay, résidence des Pères Passionistes en Vendée, prés de Montaigu, était restée à l’abandon depuis leur départ à la suite des lois de 1901.
Mgr Catteau, évêque de Luçon ainsi que la préfecture de Vendée furent favorables à ce que les FMI y installent leur juvénat. En décembre 1914, la maison accueille 28 jeunes.
A la fin de la guerre, en 1919, les Pères Passionistes reviennent à Meslay et le juvénat des FMI vient à Chavagnes occuper la maison Ste Marie.
1960. Les Pères Passionistes quittent Meslay et les FMI reviennent de nouveau y habiter. Meslay servira alors de résidence aux « missionnaires de l’intérieur ».