Région parisienne

A Meudon ou à Paris, elles se veulent au service de la Congrégation. Elles en reçoivent des soeurs et des amis de la Famille de l’Incarnation de bien des continents…


A Paris, rue Notre Dame des Champs

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Christiane, accueille une jeune sportive Canadienne, avec sa maman.

Ce lieu communautaire où résident 2 sœurs est une chance que nous aimons saisir entre deux trains ou lors de sessions.

" Vous êtes envoyées en Mission dans ce quartier multiculturel du centre de Paris, accueillant Sr Dominique, au service de la réinsertion des sans domicile fixe.

Vous êtes une communauté appelée à vivre l’accueil de nos sœurs en formation, de celles qui ont besoin de trouver un lieu d’hébergement pour un court séjour, restant ouverte à d’autres congrégations. L’appartement voisin, disponible pour deux étudiantes, vous appelle à être en lien avec elles. Au cœur de ce quartier trépidant, vous êtes une présence de prière, avec une ouverture et une attention aux personnes de votre environnement." la Provinciale

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Marie-France prend soin de Robert qui vient régulièrement à la communauté.

En raison des multiples passages que nous avons chez nous, notre communauté, devient lieu d’enrichissement permanent.



Meudon

Jardinière et Cuisinière, ainsi vont-elles toutes les deux.

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Solange et Huguette sur le perron de leur maison

Solange et Huguette, Huguette et Solange.
Elles s’affairent devant le fourneau ou sur les massifs de fleurs et les carrés de légumes.

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Huguette s’active à la préparation des bons petits plats !


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Solange devant ses massifs de fleurs !

De toute façon, elles ne sont jamais inactives,
même devant la télé, sagement elles se cultivent
et s’affairent au tricot ou à l’épluchage.
Il en a de la chance le conseil général, c’est si bon de trouver quelqu’un à la maison lorsque l’on revient de loin.
Tous ceux et celles qui passent, et ils sont nombreux, apprécient les bons petits plats sur la table et les bouquets dans les chambres.

Demandez donc à Thomas… ah au fait, vous ne savez pas qui est Thomas ?

Son papa et sa maman vivent en Guyane et dès avant sa naissance Thomas a demandé beaucoup de soins en raison d’un grave problème cardiaque.
Sa maman a passé près de trois mois avec nous au cours desquels à l’âge de 10 jours, Thomas est venu aussi dans nos murs. Il en avait des mamies ce petit. Très bientôt il va être opéré à nouveau, son papa sera là, nous l’attendons… nous serions si heureuses de voir Thomas revenir guéri.

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Thomas entre les bras de "mamie Colette" !
"Il en a des Mamies ce petit…"

Pour lui, pour tous et toutes, merci Solange, merci Huguette !

merci pour ce que vous êtes et ce que vous faites.

Depuis Janvier 2005, Monique fait partie de la communauté pour vivre des temps de réflexion et de partage. Elle est engagée sur la Paroisse Sainte-Claire dans le XIXème à Paris.


La retraite approchant, ma décision était prise : je m’occuperais des célébrations en prison. C’était mon objectif. Déjà, j’avais pris des renseignements. Une collègue me rencontre et me dit : " Monique, je te vois bien, près des enfants malades, en hématologie "… Réflexion bien sûr… Pourquoi pas ? Immédiatement je vais une réunion proposée par la responsable de l’École à l’hôpital qui m’invite à faire mes premières armes. Ma mission se dessinait… Les petites têtes sans cheveux ne m’ont pas effrayée. Le contact était bon. Ces enfants tellement beaux, tellement courageux et dynamiques, m’ont conquise ! A la rentrée de septembre 99, me voici dans l’enseignement de la flûte, guitare, synthé etc… Cours particuliers, cours collectifs. Nous préparions les fêtes dans la joie. Les rires emplissaient les chambres. Infirmières et médecins coopéraient merveilleusement en faisant des compliments. Les parents, eux, se réjouissaient de constater que leurs enfants s’épanouissaient, et la maladie se faisait moins lourde…

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Monique, près des enfants malades.

Certains enfants étaient en rémission, mais d’autres, et c’est le plus dur, baissaient les bras devant la souffrance. Je pense qu’ils se doutaient du grand départ… De les voir s’en aller était un détachement très dur : l’un de 7 ans, l’autre de 11 ans, et un autre de 12 ans et tant d’autres ! Je revenais le soir le cœur serré. Cependant, il fallait être présente et se mettre en marche avec ceux qui continuaient la route. L’attention à tous ces jeunes fragilisés est très importante. À nous de nous rendre compte de leur état pour les faire travailler dans la joie et la bonne humeur. La relation avec les parents est tout aussi importante : les écouter, les aimer, les faire rire parfois. On ne vit pas deux ou trois ans ensemble sans que des liens se créent. Quand je sais que l’échéance n’est pas loin pour leur enfant, je viens leur dire bonjour. Quand on aime, on trouve les mots qui réconfortent et qui prouvent notre présence profonde à ce qu’ils vivent. Tous les soirs je parle au Seigneur de tout ce petit monde et de leurs parents. En franchissant la porte de l’hôpital, je demande à tous ceux qui sont partis de m’aider dans ma démarche. Je les nomme et je vais d’une façon plus sereine vers ceux qui m’attendent. Derrière cette mission, toutes mes sœurs sont présentes. Je leur confie toute cette " INCARNATION ". Pourquoi tant de souffrances ?… Le Verbe Incarné les a vues dans son agonie et à tous Il donne sa force, j’en suis persuadée.


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