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Pour préparer Noël

Le P. Maur TRAORE est un FMI originaire du Mali et actuellement en France.
En lisant les lettres que le P. Baudouin écrivait aux Sœurs de la Congrégation qu’il avait fondée, le P. Maur trouve de bons conseils pour bien vivre le temps liturgique de l’Avent. Particulièrement dans les lettres du 31 mars et 23 novembre 1814.

Je ne peux vous écrire que deux mots,…, pour l’Avent. J’exhorte…à se préparer à la grande fête de Noël, afin que Jésus, Verbe Incarné, naisse dans les cœurs.

On est pauvre en santé…Je ne suis pas d’avis qu’on fasse maigre, le jardin n’étant pas fort nutritif. Mais je veux bien qu’on garde le silence… (lettre du 23 nov. 1814).

L’âme de silence entre comme elle veut dans les cercles des anges et des saints …

Grâce au silence, on peut entrer quand on le veut, « dans le cellier du Roi », « on s’y voit à découvert », « c’est dans le silence qu’on découvre les desseins de Dieu sur soi et souvent sur les autres », « on y voit les secrets des Saintes Ecritures »(lettre du 31 mars 1814).

Le silence, se ménager des temps de silence dans nos journées, voilà une bonne pratique pour se préparer à la fête de noël.
Le silence est :
- le lieu source de notre prière, de notre rencontre avec Dieu,
- un lieu pour nous « réalimenter ».
- un lieu où nous vivons et apprenons l’essentiel,
- un lieu où nous discernons les paroles à dire, les attitudes à tenir,
- un lieu où l’on se découvre soi-même en toute vérité et réalité profonde.

Le silence est un des plus beaux hommages à la divine Providence à qui on abandonne sa cause…L’âme de silence possède la paix (31 mars 1814).

Garder le silence plutôt que d’argumenter, confier sa cause au Seigneur, s’abandonner à sa volonté : c’est souvent bien difficile. Au contraire, se défendre, redresser une injustice semble la seule solution. Pourtant, la discussion peut n’apporter rien de bon, envenimer les relations et provoquer des ruptures inguérissables alors que le silence, au moins pour un premier temps peut permettre une réflexion, un retour des personnes à elles-mêmes.

Mettez le silence dans une communauté, vous y mettez l’ordre, la joie, l’abondance, l’union et la paix »et, à l’inverse, « Dans la communauté où il n’y a pas de silence…on ne sait pas où on est et on en sort le plus promptement possible (31 mars 1814).

C’est la même chose dans une famille. Plus la maman parle fort, plus les enfants crient et s’agitent. Alors que si elle reste calme et parle doucement, les enfants restent calmes eux aussi.

Le Père Baudouin attachait beaucoup d’importance au silence. Il y veillait dans sa vie quotidienne. Que son invitation à garder le silence nous aide à mieux nous préparer à la fête de noël.
Bon temps de l’avent.

P. Maur TRAORE
Communauté Ste Marie, Chavagnes