La famille de l'Incarnation

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Passionné pour la Mission

Louis Marie Baudouin l’était ! A nous de l’être aujourd’hui...

8ème « porte d’entrée »

Temps d’accueil

Pour partager nouvelles, évènements, peines et joies…
Chacun vient aussi avec sa « mission » particulière ! Partager aussi ce qui fait notre « mission ».

Le P. Baudouin

Le P. Baudouin a été et a vécu sa mission en grande partie à la sortie de la Révolution française durant laquelle l’Eglise et les chrétiens avaient été particulièrement touchés, tout spécialement en Vendée, sa région d’origine. Beaucoup de prêtres, comme lui-même, avaient dû s’exiler, des chrétiens avaient été massacrés et beaucoup avaient dû se cacher. La société, pour le P. Baudouin, apparaissait en ruine, comme Jérusalem dans l’Ancien Testament après sa destruction par Nabuchodonosor !

De retour d’exil et vivant encore dans la clandestinité le P. Baudouin fait part de son projet missionnaire tel qu’il se présente à lui « pour relever les ruines de Sion ».

La « mission » le P. Baudouin l’accueille dans une double fidélité :

la fidélité à l’Esprit de Jésus, Verbe Incarné. Jésus est son unique « nord » !

- Jésus, « c’est le Verbe Incarné, le seul qui mérite le nom de missionnaire qui envoie tous les missionnaires, comme il a envoyé ses apôtres, ses disciples. » (aux Missionnaires de Saintonge)

- Il invite les missionnaires à contempler Jésus « doux et humble de cœur » parce que « la vertu principale des missionnaires est la douceur de cœur et la seconde est l’humilité  ». Et de cette contemplation, ils puiseront « la force et la patience. » (aux missionnaires de Saintonge)

- Le P. Baudouin veut être «  missionnaire du Fils et de la Mère  ». Je veux avec l’aide et la vocation de mon Maître et Supérieur, être le missionnaire du Fils et de la Mère… » (let. à Mme St Benoît du 29 sept 1801)

la fidélité à son temps et « au fil de la Providence »

Le P. Baudouin « Prenons le siècle comme la Révolution l’a enfanté, nous entrons dans une ère nouvelle  » (dans les Souvenirs de la Mère Saint Laurent)

"Il faudrait, disait M. Baudouin, commencer ce grand ouvrage par l’éducation de la jeunesse ; tout l’espoir de l’Eglise et de la France est fondé sur la génération qui s’élève… Les femmes pourraient beaucoup dans cette grande œuvre, c’est à leur soin que le premier âge est confié... Nous entrons dans une ère nouvelle, il faut oublier la douce solitude de vos monastères pour donner l’éducation chrétienne aux jeunes filles de toutes les classes de la société, non plus sous vos cloîtres mais au milieu du siècle…

Avec M. Lebédesque et un autre ami, Mr Baudouin croyait si fermement à un meilleur avenir…, (qu’il envisageait) l’établissement d’une société de prêtres qui devaient se mettre à la disposition des évêques pour les missions, la conduite des séminaires, des écoles, des maisons religieuses... (Souvenirs de la Mère St Laurent)

Fidèle à son projet missionnaire, il fonde deux Congrégations missionnaires, et le premier séminaire en France, aux lendemains de la Révolution.

Il écrit à l’abbé Gaboreau, un de ses confrères au séminaire de La Rochelle, désireux d’une vie missionnaire dangereuse en terre étrangère :

"Je loue votre zèle, mon bien cher fils. Il serait bon et beau et glorieux de mourir martyr ( ... ) Prenons la place que nous donne le Maître du logis. Faisons valoir le talent ; nous aurons ici nos combats ( ... ) (11 février 1818)

- Alors qu’il aurait aimé faire partie du groupe des missionnaires de Saintonge, le P. Baudouin fut maintenu à la direction du séminaire par Mgr Paillou. Il écrit alors à la Mère Saint-Benoît :

On croit que je suis nécessaire au séminaire plus qu’aux missions ; ainsi je reste ici. Dieu soit béni ! J’étais dans l’équilibre. Mon âme est calme. Je vais, avec l’aide de Dieu, pacifier mes missionnaires qui sont un peu troublés de ne pas m’avoir. Ils avaient la folle bonté de me regarder comme leur centre. Mais Dieu les bénira. Prions beaucoup pour eux. (27 sept 1820).

- C’est «  le fil de la Providence  » qui a ainsi conduit le P. Baudouin dans sa « mission ».

Trésor commun : Passionné pour la Mission

La mission avec des mots d’aujourd’hui par les membres de la Famille de l’Incarnation.



En fidélité à Jésus, « missionnaire de tous les missionnaires »

L’Esprit de Jésus t’envoie rechercher au plus profond de ton être ce qui est essentiel, te fait te sentir profondément aimé(e) par le Père ; à travers son Fils, Il te libère de tes attaches et de tes esclavages et t’invite à cheminer avec Lui en paix, jour après jour.

Tu ressens alors le besoin de partager avec d’autres cette expérience d’amour, de construire une communauté, de donner ce charisme à d’autres.

En fidélité à notre temps : notre façon d’être missionnaire

Etre présent au cœur du monde, présence cachée à la manière du sel : donnons sens et toujours dans la discrétion. Une manière d’être au monde permettant que Dieu se révèle, rendant plus visible le visage de Dieu.

Une façon d’être, tout simplement, bien ancrée dans la vie actuelle, proche, vivant l’accueil dans notre maison, l’écoute, le sourire bienveillant.

Comme Celui qui a planté sa tente sur notre terre, nous sommes appelées à vivre sur cette commune terre de l’humanité, enraciné(e)s dans un peuple, dans une Eglise, et ici, accueillir sa vie, écouter les besoins, découvrir les germes de vie, participer aux évènements du peuple, sans beaucoup de sécurité, exposé(e)s aux rigueurs du temps.

L’Esprit de Jésus nous conduit à nous impliquer dans la vie,

  •  en sentant, accompagnant et tissant des rêves et des espoirs avec les hommes et les femmes de notre temps,



  •  en élaborant, collaborant avec d’autres, des réponses, à partir de la force salvifique de l’Evangile, pour contribuer à :



- l’humanisation… réveillant la puissance de vie qui existe dans les pauvres, suscitant et accompagnant des processus qui aident les personnes à déployer toute leur dignité.

- la construction de la communauté humaine… en tissant des relations, des réseaux, des espaces de rencontre, d’organisation.

- la construction de la communauté chrétienne… en tissant une vie ecclésiale, suscitant, animant et accompagnant des espaces pour la vitalité et la nourriture de la foi…

- agir pour la justice et la vérité : engagements choisis dans l’optique de l’Incarnation.

- savoir nous situer dans les endroits d’exclusion, et partager au quotidien, en valorisant les petites choses.

Peut-être nous revient-il, à nous les héritiers d’un certain charisme évangélique, comme expression vivante de notre foi en un Dieu " humain ", de souligner plus que jamais le sens de l’humanisme, de tout humanisme, y compris de celui qui se déclare " sans Dieu ".

Plus simplement, d’affirmer que la vie humaine a une finalité, en dehors même, je ne dis pas de toute foi mais de toute religion.

Parole de Dieu : Grains de moutarde à « mâcher »

• I Jn 1, 1-4 : ce que nous avons vu…

• I Cor 9,16 : annoncer l’ Evangile, une nécessité qui s’impose à moi…

• I Cor 12, 4-11 : la diversité des dons pour la mission.

• Lc 10, 1-12 : Jésus envoie 72 disciples pour la mission.

Pratique

• Prendre conscience des dons que Dieu nous fait :

- en rendre grâce
- comment je les partage autour de moi.

• Relire les témoignages du trésor commun :

- ceux qui me touchent
- quels appels à une « mission » pour moi.