La famille de l'Incarnation

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A Edmonton, les Ursulines de Jésus voient Dieu en chaque visage

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Avec l’aimable autorisation de Western Catholic Reporter, nous publions la traduction d’un article paru le 9 novembre 2015 dans le journal de l’Archidiocèse d’Edmonton ainsi que la photo prise par la journaliste Thandiwe Konguavi.

Les sœurs sont attirées par Dieu présent dans la vie quotidienne

Quand Pilar Valdes a quitté le Chili pour vivre au Canada, elle était à la recherche du bonheur.
Venant d’Amérique Latine, cela voulait certainement dire qu’elle cherchait un mari pour fonder une famille, ce que ses parents attendaient et désiraient.
Mais Pilar Valdes était réellement à la recherche de Dieu. C’est chez les Ursulines de Jésus qu’elle trouva finalement son véritable appel à la vie. Elles lui montrèrent où trouver Dieu – dans chaque visage humain.

C’est le mystère de l’Incarnation – mystère de Dieu fait homme – qui inspire les paroles, la mission et la vie de chacune des sœurs de la Congrégation.
« Il a planté sa tente parmi nous, c’est très fort dit Sœur Hazel Dalton. Ainsi nous pouvons penser à Dieu présent, en bateau, en voiture, ou chaque fois où nous rencontrons les gens. C’est ce qui nous motive. C’est ce qui nous pousse à sortir, pour être cette présence de Dieu, la Parole de Dieu faite chair accueillant les gens comme ils sont. »

Pour Sœur Helen Pinto, la spiritualité de la Congrégation lui est venue naturellement quand elle est entrée en 2010.
« Dieu fait chair en Jésus vit en nous et parmi nous, ai-je pensé, il est humain »
« Parce que je suis une personne du peuple, Il est parmi le peuple où je suis. »
Être proche des gens, d’une manière réelle et tangible, comme le fit Jésus quand il est venu au monde, c’est le don spécial des Ursulines de Jésus.

Sœur Christine Coster dont la famille vivait tout près des sœurs, à Londres, dans son enfance et son adolescence, était attirée par leur humanité.
« Elles étaient toujours là pour nous et nous étions là pour elles » dit Christine Coster qui alla en pension, comme étudiante, chez les sœurs, à Liverpool.

Les Ursulines à Edmonton : debout à partir de la gauche : Mary Clare Stack , Marjorie Dylke, Pilar Valdez, Helen Pinto, Christine Coster, Hazel Dalton ; assises au 1er rang : Connie Piska, Elsie Herle,
Les Ursulines à Edmonton : debout à partir de la gauche : Mary Clare Stack , Marjorie Dylke, Pilar Valdez, Helen Pinto, Christine Coster, Hazel Dalton ; assises au 1er rang : Connie Piska, Elsie Herle

Leur force spirituelle

"J’ai pu me rendre compte qu’elles étaient très humaines, avec des hauts et des bas. Mais, de toutes façons, il y avait quand même en elles une force spirituelle qui les faisait sortir vers les gens pour leur tendre les bras. C’est pourquoi j’ai vraiment pensé : « Mais oui ! C’est vraiment là que Dieu m’appelle. »

Leur Fondateur Louis-Marie Baudouin guidé par le Saint Esprit, eut l’intuition de la Congrégation au moment de la révolution Française, pendant son exil en Espagne, et lorsqu’il dut encore se cacher aux Sables d’Olonne.

La Fondatrice Charlotte Gabrielle Ranfray faisait partie des personnes qui rencontraient Louis-Marie Baudouin dans sa cachette où il célébrait la Messe et administrait les sacrements aux gens qui en étaient privés.
Il encourageait Charlotte Gabrielle à sortir pour rencontrer les pauvres, les infirmes, les enfants en manque d’éducation, et les malades, inspiré en cela par l’Incarnation de Jésus-Christ.

« Louis-Marie et Charlotte furent saisis par le mystère de l’Incarnation : Dieu nous aime tellement qu’il s’unit à nous d’une manière très réelle et tangible en envoyant Jésus habiter parmi nous » dit Hazel.

A l’origine, les sœurs s’appelaient « Filles du Verbe Incarné », mais elles n’eurent l’autorisation d’enseigner que sous le nom d’Ursulines de Jésus qu’elles ont conservé jusqu’à ce jour, bien qu’elles n’aient aucun lien avec Sainte Ursule.

Louis-Marie Baudouin fonda aussi la Congrégation des Fils de Marie Immaculée. Il fonda les Ursulines de Jésus non seulement pour l’éducation des enfants mais aussi pour l’éducation des adultes, spécialement des femmes.

Les sœurs arrivèrent au Canada en 1911. L’Evêque d’Edmonton, Emile-Joseph Legal, sur la proposition des Fils de Marie Immaculée, les appela pour enseigner. La Congrégation se consacra aussi au soin des malades.

Des services apostoliques variés

Aujourd’hui, les activités de la Congrégation se sont étendues là où elles peuvent être une présence auprès des gens, dit Hazel. Leur mission comprend le travail social, l’Aumônerie à l’Université de l’Hôpital d’Alberta, la participation à la pastorale en paroisse, le bénévolat à la Banque Alimentaire, l’engagement dans une association inter-religieuse au service des sans abris, elles conseillent des travailleurs temporaires étrangers, militent en faveur des victimes de violences domestiques, prennent soin des sœurs âgées et malades et accueillent des réfugiés de Syrie et de Colombie.

Sœur Mary Clare Stack qui est entrée dans la Congrégation à Edmonton, il y a cinquante ans, dit que les sœurs, à l’exemple de la Vierge Marie leur Patronne, méditent la Parole de Dieu chaque jour.
« C’est seulement après mon entrée que j’ai saisi à quel point Marie accueillait la Parole et la rendait présente dans le monde et combien elle était présente dans la vie de nos sœurs."

La Congrégation compte environ 400 membres de par le monde : au Canada Ouest, au Chili, en Bolivie, Equateur, France, Espagne, Royaume Uni, Irlande, Italie et Cameroun.

Pour voir l’original http://wcr.ab.ca/This-Week/Stories/...

Traduction, Sr Marie-Josèphe REMAUD