La famille de l'Incarnation

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L’histoire vocationnelle de Sr Véronique

Comment discerner l’appel à une vie religieuse ? Quelles étapes permettent de mûrir sa vocation jusqu’à s’engager pour toujours dans la Congrégation ? Véronique, Camerounaise, raconte son parcours jusqu’à sa profession définitive...

La motivation qui a soutenu et continue de soutenir mon cheminement quotidien, c’est toujours de sentir au fond de soi un grand désir de servir le Seigneur à travers les frères et sœurs qui sont dans le besoin.

C’est lors des visites des malades à l’hôpital d’Ombessa avec un groupe d’amies que j’ai senti le désir de me donner au Seigneur. Aussi me suis-je rapprochée d’une sœur Ursuline que je connaissais pour lui demander de m’aider à trouver une congrégation. Cette dernière m’a invitée à regarder dans son institut religieux afin de sentir si le charisme et l’esprit de la congrégation me convenaient.

Les communautés UdJ au Cameroun

C’est ainsi qu’a commencé mon cheminement avec les sœurs Ursulines de Jésus. Après un temps d’observation, j’ai été admise à commencer à Ombessa une expérience communautaire qui a duré une année.

Ensuite, j’ai été invitée à débuter la première étape de la formation qui est le postulat. Il varie entre six mois et deux ans suivant les pays. Au Cameroun il s’étale sur deux années. C’est en effet un temps de connaissance mutuelle approfondie entre la jeune et la congrégation et un temps de discernement de l’appel à la vie religieuse dans la congrégation. A Ouzal, j’ai reçu quelques cours sur la connaissance de soi, la Bible, la prière, l’histoire de la congrégation. En fonction du lieu d’insertion, la postulante peut exercer certaines activités paroissiales. Pour ma part, j’ai accompagné les enfants et les jeunes de Cop’ monde ….

A la fin de cette expérience, et après évaluation, a commencé la deuxième étape de formation qui est le noviciat et qui dure aussi deux ans.

Le noviciat est un temps de discernement de l’appel de Dieu en vue d’une décision libre. Il est également un moment d’initiation à la vie religieuse apostolique en communauté selon la mission de notre congrégation : contempler, célébrer, vivre et annoncer Jésus Christ, Verbe de Vie. Je l’ai vécu comme une période de désert, de mise à l’écart en vue de me laisser séduire et éduquer par le Seigneur. Il me reste toujours à l’esprit ces paroles du livre d’Osée 3, 16 : « Eh bien c’est moi qui vais la séduire, je la conduirai au désert et je parlerai à son cœur », c’est un temps de face à face avec le Seigneur, un temps de labourage pour parler comme notre fondateur.

Deux stages sont prévus en deuxième année du noviciat afin de permettre à la novice de connaître et d’expérimenter la mission apostolique de la congrégation. J’ai vécu mon premier stage à Batouri, dans un centre de handicapés physiques, sous la responsabilité des soeurs de la Présentation de Marie. Et le second stage, je l’ai vécu dans une de nos communautés à Mokong.

A la fin de cette étape j’ai été admise à faire ma première profession et à entrer dans l’étape du juniorat. Le juniorat est une période au cours de laquelle la sœur professe temporaire solidifie sa décision de suivre le Christ au sein de la congrégation en s’engageant activement et généreusement dans la réalisation de la mission qui lui est confiée par la congrégation... C’est dans la communauté de Mokong, en exerçant la profession d’enseignante dans une école primaire et dans la communauté de Yaoundé où j’ai passé quelques années d’étude, que j’ai mûri ma décision en vue de l’alliance définitive avec le Christ.

La fête de mes vœux perpétuels a eu lieu à la cathédrale de Bafia, mon diocèse d’origine
[Voeux de Sr Véronique à Bafia >http://incarnationweb.org/spip.php?article410]

Véronique signe le texte de son engagement

Toutes ces étapes, je les ai vécues comme la continuation de ce qui s’est commencé depuis ma première expérience communautaire. Le désir a grandi et s’est affermi au long des années à travers les expériences bonnes et quelquefois douloureuses. En ce qui me concerne, je reconnais que c’est surtout à travers ce chemin parsemé de ronces et de barbelés que Dieu m’a donné de découvrir sa présence cachée et agissante en Jésus Verbe Incarné. et c’est également forte de toutes ces expériences que j’ai grandi humainement et spirituellement.

Je me sens aujourd’hui une femme équilibrée, heureuse de servir le Seigneur en tant que Ursuline de Jésus dans la communauté de Ouzal.
[Dans les montagnes du Nord-Cameroun : Ouzal>http://incarnationweb.org/spip.php?article571]

La communauté de Ouzal : de gauche à droite, Véronique, Fideline, Aurora et Philomène


Sr Véronique, Cté d’Ouzal - janvier 2013