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Cameroun : le noviciat des UdJ à Ngaoundéré

Le 30 septembre 2009, les grâces du Seigneur surabondaient au noviciat St Jérôme à Nagaoundéré. Fidéline et Philogone entraient au noviciat où Philomène et Rachel les avaient précédées.

Voici le témoignage écrit par Fidéline et Philogone qui commencent leur noviciat.

Fidéline : « Pendant deux ans de postulat, le Seigneur m’a fait goûter son amour et m’a appris à l’aimer dans tous ceux qui m’entourent. Il n’a cessé de me séduire par sa beauté et de me dire tout bas : « Suis-moi » (Mat 9,9)  ; c’est pourquoi d’un cœur brûlant d’amour et de joie pour lui qui m’a aimée le premier, et m’appuyant sur l’infaillibilité de sa Parole « Ne crains pas car je suis avec toi » (Is 43,5) je m’engageais à le suivre par l’étape du noviciat, en lui offrant tout mon être, ceci au cours de la messe dite à cet effet au sein de la communauté.

Pendant son homélie , le Père Albert Birwé nous exhortait à avoir confiance en Celui qui nous appelle : « Mes filles, vous avancez vers le Sacré, il faut vous appuyer totalement sur le Seigneur. »

J’étais si heureuse et frappée par cette confiance que Dieu fait à la faiblesse que je suis ; je ne cesserai de redire avec l’Immaculée notre mère : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Le puissant fit pour moi des merveilles, saint est son nom ! » (Lc 1, 46…49)

Fidéline et Philogone novices de 1ère année

Philogone : Notre entrée au noviciat et parallèlement l’entrée au postulat s’est faite dans une ambiance de joie qui invitait les anges et les saints à faire un tour au noviciat St Jérôme .

Notre entrée a eu lieu au cours d’une célébration eucharistique présidée par le Père Albert Birwé et le Père Adama Alain. Après que le Christ, par la voix du Père Birwé nous ait exhorté à croire davantage en lui, à lui faire confiance et à lui rester fidèle, j’ai exprimé par un symbole –le haricot blanc- ce qu’est la vie religieuse pour moi et ce que je voudrais y vivre : « la vie religieuse est la tente de la rencontre, la rencontre avec Dieu, avec soi-même et avec les autres. » A cette vie, j’offre ce que je suis : un plant issu de la graine d’amour (pure et petite) que le Christ a mis en terre. Un plant qui porte du fruit : l’amour. « Au cœur de cette vie, je serai l’amour »à l’exemple de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus.

C’est ainsi que le cœur en joie, accompagnée des postulantes, des sœurs et de tous les invités, j’ai chanté avec la Vierge : « Mon cœur jubile de joie… ».Ce 30 septembre fut un jour de grâce : la grâce de croire et faire croire à l’Amour miséricordieux.

Il y a quelques mois, Rachel et Philomène, maintenant novices de seconde année, nous envoyaient quelques-unes de leurs impressions sur cette étape de formation initiale.

Philomène et Rachel, novices de 2de année

Rachel

Rachel : Je perçois cette étape comme un temps d’apprentissage, de formation intense en vue de ma croissance spirituelle et humaine.

Dans la prière, j’apprends à m’enraciner dans l’amour de Dieu ; avec ce que m’apportent les cours, les sessions et les récollections. J’apprends à me connaître, à mûrir dans mon choix de vie, à soigner mes relations aux autres et avec Jésus-Christ. Enfin, dans l’apostolat, je m’initie à annoncer Jésus Verbe fait chair ; de là, j’apprends l’ouverture aux autres tout en essayant de donner le meilleur de moi-même.

Forte de tout cela, je peux dire que le noviciat est un temps bousculant, rude, mais surtout riche et beau pour ma personne et mon cheminement.

Philomène

Philomène : Selon ce que je vis, je peux dire que le noviciat est une étape de base, un temps de démarrage, de discernement, un temps où je prends conscience de ce à quoi je m’engage et désire donner toute ma vie.

La vie de prière, les exercices spirituels, les cours m’aident à grandir spirituellement mais aussi humainement, à sortir petit à petit de mes peurs. Le noviciat m’aide à solidifier ma confiance en Dieu et à vivre des renoncements. C’est une formation à la vie relationnelle avec Dieu et avec les autres qui me bouscule. Dans la vie communautaire, je me sens exister comme un personne capable de se donner et de recevoir, et cela me responsabilise davantage.

Lieu de prière à l’internoviciat