La famille de l'Incarnation

La famille de l'Incarnation

menu

Accueil > Laïcs > Partage de vie > Accepter ma vie au quotidien...

Accepter ma vie au quotidien...

Membre de "Parole de Vie" depuis les débuts de la fraternité, M. nous partage comment les rencontres du groupe l’ont aidé à accueillir l’extraordinaire dans l’ordinaire de chaque jour.

La fraternité « Parole de Vie » est le lieu où Dieu m’attend au virage.

Avant de découvrir « Chavagnes » et le centre spirituel, j’avais l’expérience de groupes de recherches bibliques, de retraites en Foyer de charité (celui où j’ai beaucoup appris est la Roche d’Or à Besançon grâce à son pasteur, à l’époque, Florin Callerand). Il y a eu aussi la fondation NCC, originaire de Poitiers. Je peux dire qu’à chacune de ces rencontres, je vivais la révélation - élévation, la montée au Mont Thabor en quelque sorte, expérience spirituelle forte, lieux de rencontres fraternelles où la liturgie était toujours nouvelle, lieux de réconfort, de beauté, de silence…

Le retrait du monde de mes préoccupations habituelles a été un chemin pour arriver jusqu’à Lui ; et cette rencontre ne pouvait s’inscrire que par un message insolite, fort. Comme Saint Thomas, cet apôtre incrédule mais ô combien sympathique (il ne veut pas se contenter de « on dit ») j’avais besoin de preuves, d’être interpellé, ébranlé. Besoin aussi de sensations, d’expérimentations…

Va venir alors le temps de la désillusion du sensationnel : je pensais revivre la même chose en venant à Chavagnes. Mais j’y ai trouvé, des femmes et des hommes, qui partant de leur ordinaire, partageaient l’expérience de leur quotidien, ce qui m’imposait la même chose afin de m’amener dans l’ici et maintenant. Même si je m’en défendais, j’en finissais de rechercher Dieu dans les étoiles et découvrais que chacune de nos histoires s’inscrit dans notre chair : c’est Dieu au cœur de la matière, Roc de nos vies incarnées. Tout à coup, « la messe sur le monde » de Pierre Teilhard de Chardin me devenait plus compréhensible.

Je n’ai toujours pas bien mesuré le poids des mots de nos partages. Il m’a fallu du temps…beaucoup de temps. J’ai appris à écouter et à échanger. J’ai appris aussi à accepter ma vie au quotidien et à décrypter que mes pensées, mes paroles, mes actions servent ou déservent et ne peuvent être anodines. Je prends de plus en plus conscience que nos échanges, nos partages, sont riches en humanité et que sous le regard de Dieu, l’autre se reçoit comme cadeau.

M. membre de la Fraternité « Parole de Vie »